Histoire de l'ordinateur


Au début des années 1980, un PC était une machine se comportant comme un IBM PC (PC pour Personal Computer littéralement « ordinateur personnel ») produit par IBM en 1981. On utilise alors le sigle PC par opposition aux autres ordinateurs personnels qui ne sont pas compatibles avec ce premier PC : Macintosh, Amiga, Commodore 64, Sinclair, Tandy, etc. Ainsi, la catégorie des ordinateurs personnels nommés PC n’est qu’un sous-ensemble des ordinateurs personnels.
Les PC sont construits sur les microprocesseurs d'architecture x86 d'Intel. Ils ont été principalement utilisé avec le système d'exploitation DOS, puis Microsoft Windows. On parle aussi depuis la fin des années 1990 de la plate-forme WinTel pour faire référence à Windows et Intel, les deux acteurs les plus importants du marché des PC depuis cette époque. Toutefois, de nombreux systèmes d'exploitation sont ou ont été disponibles pour les PC : CP/M, Xenix, SCO Unix, OS/2, BSD, Linux, Solaris, Mac OS, etc.
L'appellation PC est utilisée même en France, pays où pourtant le PC d’IBM avait été lancé (presque deux ans après sa sortie mondiale de 1981, en raison du volume de traduction à effectuer, puis des corrections nombreuses à y apporter) sous le nom d'Ordinateur personnel et non pas de Personal Computer.
Historique :
À l’origine, PC était le nom donné par IBM aux premiers micro-ordinateurs qu’elle commercialisa dès 1981 :
En 1981 : l’IBM PC/G animé par le processeur Intel 8088 (variante meilleur marché du 8086) fréquence d'horloge 4,7 MHz. L'équipement de démarrage et de stockage était composé de 1 à 2 lecteurs 360 Ko sur disque souple 5" 1/4. En 1983 : l’IBM PC/XT qui se voyait adjoindre en équipement de série un disque dur de 10 Mo et une carte de communication RS232. L'équipement d'archivage était composé de 1 à 2 lecteurs 360 Ko sur disque souple 5" 1/4. En 1984 : l’IBM PC/AT avec le processeur Intel 80286. L'équipement d'archivage était composé de 1 à 2 lecteurs 360 Ko ou 1,2 Mo sur disque souple 5" 1/4. Pour des raisons de vitesse de développement, mais aussi de demande du marché pour des secondes sources, IBM avait préféré créer son PC en assemblant des composants standards de constructeurs différents, plutôt que créer les siens comme le faisaient ses concurrents et, comme il le faisait pour ses autres ordinateurs.
Le listing du BIOS étant publié, il devenait très facile de cloner l’IBM PC : il suffisait en effet d’acheter les composants aux mêmes fabricants puis de recopier (avec quelque différence) la mémoire morte (ROM) du BIOS pour obtenir un micro-ordinateur dit « compatible PC ». À terme, IBM ayant perdu tout pouvoir d’influence sur les compatibles PC, on les a plus simplement appelés PC, et c’est un document publié chaque année par Intel et Microsoft qui définit quelle machine, selon les critères de cette année-là, est ou n’est déjà plus un PC (si ce que vous croyez être un de vos PC n’a pas de prises USB, par exemple, ce n’est stricto sensu plus un PC au sens d’Intel et Microsoft). Bref, le standard a simplement changé de propriétaire.
À l’origine, le système d'exploitation livré avec ces premières machines était soit :
PC-DOS (Microsoft commercialisant, lui, le MS-DOS qui désignait juste deux fichiers vitaux sous un nom différent : IBM.SYS devenait MSDOS.SYS et IBMIO.SYS devenait IO.SYS), CP/M 86 de Digital Research le PC/IX, clone lent et sans protections mémoire hardware d’UNIX, vite abandonné. En 1987, IBM tenta de changer cette architecture en créant les modèles IBM PS/2 munis d’un nouveau bus plus rapide, appelé MCA pour Micro Channel Architecture (ouverts, mais cette fois-ci contre paiement d’une licence), et fonctionnant soit sous DOS, soit avec son système d’exploitation OS/2. Le matériel restant toutefois très proche des PC, les PS/2 pouvaient fonctionner avec d’autres systèmes d’exploitation.
Mais l’architecture PC avait déjà créé un standard de fait, car elle avait été copiée par un grand nombre de constructeurs, et même améliorée sur quelques points (carte graphiques Hercules et Ericsson). Seuls furent donc conservés du PS/2 par les autres constructeurs :
Les résolutions d’écran VGA et XGA (bien qu’elles fussent très lentes sur un bus AT, rebaptisé en l’occurrence ISA) Les disquettes 3,5 pouces 1,44 Mo, bien que Compaq n’y soit pas favorable et l’ait fait savoir. Le standard de connexion du clavier et de la souris (mini-Din 9 broches, connu sous le nom de port PS/2) par opposition aux souris sur port série et aux claviers avec port « AT » (prise DIN standard). Le bus devait toutefois être changé pour gérer de façon acceptable les nouvelles résolutions d’écran. On essaya tour a tour le VESA local bus, l’EISA, le PCI, qui fut un succès, l’AGP, et enfin le PCI Express. Quant à la mémoire vive (RAM), elle résida non plus sur des cartes enfichées à même le bus, mais sur la carte-mère qui l'accédait par un circuit dédié sans passer par le bus, idée déjà utilisée par Compaq avec l'architecture FLEX de son Deskpro386. La compatibilité peut aussi être testée afin de déterminer le bon fonctionnement d’une application avec d’autres logiciels ou systèmes d’exploitation.